Chapitre 7: Partie 2

Chapitre 7: Partie 2
Je me relevais doucement, un peu étourdie de ma chute.
Une fois debout, je scrutais les lieux.
J'étais dans une clairière.
Il faisait nuit.
Devant moi, comme l'avait dit Murando, il y avait une enclume.
Dessus était inscrit en lettre gothiques:

SI TU VEUX SORTIR CETTE EPEE, JEUNE NIGHT WARRIOR
IL FAUDRA LE VOULOIR PLUS QUE TOUT

Je me concentrais au maximum, de sorte à ce que mon esprit répète:
-Je veux cette épée...
Je m'avançais, saisis le pommeau avec détermination, et me mis à tirer.
Alors, une force étrange s'empara de moi.
J'eu l'impression que tout mon corps devenait lumière, et que le pommeau argenté de l'arme devenait flammes.
Tirant de toutes mes forces, je sentis l'épée cèder.
Je l'entendis glisser hors de la pierre avec un bruit métallique...
Je sentis qu'elle m'appartenait.
Je sentis qu'elle n'avait jamais attendu que moi.

Une fois qu'elle fut bien dans mes mains, je la laissais tomber dans l'herbe dans un bruit sourd.
Elle était lourde.
Mais, me ressaisissant, j'empoignais l'épée et criais:
-Retour au monde réel!

Je serrais le métal froid contre moi, pour ne pas le lâcher, et fermais les yeux.
L'obscurité m'aspira, et je sentis mes genoux tomber sur le pavé dur.
En frottant mes membres endoloris, je me relevais.
Les autres étaient déjà là.
-Elle est lourde, cette épée.. Comment veux-tu que l'on combatte avec ça?
-Quand vous en serez obligée, vous prendrez vite l'habitude, répondit Murando avec froideur.
Je soupirais.
J'avais peur.
Très peur.

# Posté le samedi 27 octobre 2007 04:26

Chapitre 7: Partie 3

Chapitre 7: Partie 3
Il faisait de plus en plus froid, comme si la chaleur ne tenait qu'aux couleurs.
J'étais frigorifiée, alors que nous marchions toutes les quatre à la recherche d'ame qui vive.
Murando était resté à la boutique avec Noname.
-Si nous trouvons quelqu'un, ça veut dire quoi?
-Ca veut dire qu'il a un rapport avec les Night Warriors, répondis-je en grelotant.
Bientôt, mes membres tremblaient tellement que je dûs m'assoir.
-Il faut qu'on se réchauffe quelque part... soupira Anaïs qui n'était guère en meilleur état.
Nous frappâmes à la porte d'une maison.
Personne ne répondit, comme on aurait pû s'y attendre.
Et, à notre grand malheur, la porte était fermée.
Bientôt, il se mit à neiger à gros flocons, et, sans hésiter, je forçais la porte et nous rentrâmes, gelées.
Je refermais la porte et augmentais le chauffage au maximum.
Anaïs alla préparer des chocolats chauds pour tout le monde, et même Aurore ne refusa pas.
Assises autour d'une petite table, emmitouflées dans de grosses couvertures, nous buvions doucement le liquide brûlant qui nous revigora.
Silencieuse, je jetais parfois un regard par la fenêtre.
-Si ça continue, remarqua Aurore, nous serons bloquées ici par la neige.
Une idée étrange fondit sur moi.

# Posté le samedi 27 octobre 2007 07:29

Chapitre 7: Partie 4

Chapitre 7: Partie 4
-C'est ce que Cobati voudrait, non?
Mon amie hocha la tête.
-Il ne faut surtout pas nous séparer, même pour se déplacer dans la maison, nous resterons au minimum par deux, décidais-je.
La situation était un peu stressante, mais nous n'avions pas le choix.
-Vous croyez que Murando va s'inquièter? demanda Anaïs.
Je réfléchis, et répondis:
-Non.
Ma voix tremblait de tristesse et de mauvaise conscience.
Flandrine me lança un regard étonné.
-Pourquoi il ne s'inquièterait pas?
-Eh bien je...
Je leur racontais mon histoire, dans le parc.
Elles restèrent silencieuses.
-On te comprend.
-On peut comprendre...
-Et puis d'abord, Murando il pue.
Je lançais un regard sévère à Flandrine.
-Enfin, il sent pas bon quoi.
Je ris.
-Mais bon, j'ai été un peu méchante... Il nous a toujours aidé.
-Et il a manqué de nous tuer!
Je soupirai.
Un silence tomba.
Dehors, la neige s'arrêta de tomber.
-On devrait peut être rentrer à la boutique, non? suggérais-je.
Les autres hochèrent la tête.
Nous rentrâmes en courant dans la couche blanche.
Mes bottes noires s'enfonçaient dans la neige, et nous nous envoyâmes des boules de neiges tout en courant.
Pour la première fois depuis longtemps, nous étions vraiment heureuses et nous nous amusions.
Nous étions seules au monde.

Quand Murando vit les quatre jeunes filles, éssouflées et riantes, un petit sourire doux éclaira son visage, puis, le coeur léger, il reporta son regard sur la pochette du disque qu'il tenait.
Sur la pochette, était juste inscrit:
La Musique du Vent

# Posté le samedi 27 octobre 2007 07:33

Chapitre 8: Derniers Moments de Bonheur

Chapitre 8: Derniers Moments de Bonheur
Chapitre 8
Derniers Moments de Bonheur

# Posté le samedi 27 octobre 2007 07:49

Chapitre 8: Partie 1

Chapitre 8: Partie 1
-Murando, où est ce que tu es ? cria Anaïs du bas de l'escalier qui montait à l'appartement au dessus de la boutique.
-Murando ! reprit Aurore.
-Je suis sûre de l'avoir vu par la vitrine quand nous sommes arrivé...murmurais-je.
Il règnait un silence de mort dans la boutique.
-Noname ? Tu es là ? tentais-je.
Aucune réponse.
-Arrêtez cette blague, c'est pas drôle ! cria Flandrine, la voix tremblante.
Un frisson me parcourut l'échine.
-Je crains que ça ne soit pas une blague, chuchotais-je, la voix rauque.
La main d'Anaïs se crispa sur la rampe de l'escalier, Aurore porta la sienne à son c½ur, et Flandrine ferma la bouche et serra les poings.
Les sourcils fronçés, je montais les escaliers quatre à quatre.
L'étage était vide.
Je paniquais.
-Murandooooo ! criais-je de toutes mes forces. Mais répond nous...
J'entendis mes amies monter à leur tour.
J'ouvrais tous les placards, toutes les portes, poussais tous les meubles.
Je voulais le retrouver.
Lui ou... son cadavre.
Pourquoi chaque fois que quelqu'un disparaissait, pensait-on à la mort ?
Peut-être parce que nous étions nous étions dans un monde de danger perpétuel...
-Tu ne l'as pas trouvé ? demanda Anaïs.
Elle était dans l'entrebaîllure de la porte, et ces yeux traduisaient de la compassion.
Cela m'agaça, et je ne répondis qu'au bout de quelques minutes :
-Non.
Mon ton était un peu sec, et Anaïs se contenta de sortir de la pièce.
Je soupirais, et allais retrouver mes amies qui étaient redescendues.
Dehors, il s'était remit à neiger.
-Le temps ne s'améliore pas, remarquais-je, en lançant à Anaïs un regard gêné.
Elle hocha la tête et me fit un clin d'½il, avant d'ajouter :
-Oui, mais pour l'instant, il faut retrouver Murando.
-Qu'il pleuve ou qu'il vente...murmurais-je pour moi-même, mais Aurore m'adressa un sourire.
-Je me demande où il peut être aller, dit-elle.
Je soupirais à nouveau, et sortit de la boutique, sans trop savoir où j'allais.
Je frictionnais mes bras, en criant le nom de l'homme qui nous avait guidées depuis le début...
Aurore me rattrappa par le bras.
-Midnight...
Je me retournais.
-Arrête...Il fait froid. Rentrons. Murando...
-Jamais ! coupais-je sèchement. Jamais je ne le laisserais tomber !
-Mais je ne te demande pas de...
-J'ai très bien compris.
J'allais me retourner et partir, mais mon c½ur en avait tellement assez...
Je me laissais fondre en larmes dans les bras d'Aurore, désespérée.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 12:39