Cobati avait disparut.
Mais je sentais dans le sang qui affluait dans mon corps qu'il était vivant.
Oui, il était encore vivant.
Mais très affaiblit.
Quant à moi, j'étais sortie de l'hôpital avec une seule et même détermination:
Retrouver Valentin et élliminer Cobati une bonne fois pour toutes.
Mes trois amies étaient rentrées chez elles, et Murando était allé je ne savais trop où.
Je marchais lentement, la tête baissée, mon sac tapait sur le sol mouillé de la rue.
Ne regardant pas devant moi, je ne vis pas l'homme qui marchait en sens inverse et lui rentrais dedans.
-P...Pardon, balbutiais-je en reprenant ma marche.
Au coin de la rue, je me mis a courrir aussi vite que mes jambes les permettaient.
Je ne savais pas pourquoi je courrais, ni pourquoi mes joues étaient en feu.
Quand je fûs à bout de souffle et que mes jambes défaillirent, je m'arrêtais, tombant à genous dans une rue déserte.
Depuis que j'étais tombée de l'hôpital avec Cobati, la veille au soir, je me sentais étrange.
Comme si j'avais déployé une trop grande force et que je ne pourrais plus vivre sans la re-déployer chaque jour.
Peut-être était-ce la peur que je n'avais pas entièrement évacuée?
Mon coeur battait et avait battu si fort...
Je n'avais qu'une envie: Fuir.
Loin. Le plus loin possible.
Puis, mon esprit commença à s'embrouiller.
Persuadée que c'était un nouveau piège de Cobati, je fis demi tour et rentrais chez moi.


