Chapitre 5: Partie 2

Chapitre 5: Partie 2
La voix d'une femme me réveilla, et j'ouvris les yeux.
J'étais dans une chambre toute blanche.
Je me rendis compte que je me trouvais dans un hôpital.
Me pinçant pour vérifier que je ne rêvais pas, j'entendis des pas dans le couloir et la porte s'ouvrir.
-Oh, la demoiselle est réveillée !
Elle appella quelqu'un dans le couloir, et, encore à demi-consciente, je cru entendre le nom d'Aurore.
C'était bien ça, car mes trois amies entrèrent dans la chambre.
Elles s'assirent à côté de moi, sur le bord du lit.
-Midnight, ça va mieux ?
Je hochais la tête. Ma langue était pâteuse.
J'avais un bandage au front.
En jetant un regard dehors, je me rendis compte qu'il faisait bientôt nuit.
-On va dormir là pour la nuit, dit Aurore en désignant les sièges. Murando à prévenu nos parents, et t'as amené ici. Il ne connaît pas grand chose au monde humain, on dirait, mais il a sû se débrouiller.
Je souris.
-L'infirmière et le médecin ont dis que tu devais rester ici encore cette nuit, tu as pris un sacré choc sur le front. Je ne sais pas comment ce gars t'as infligé ça, mais... enchaîna Flandrine.
-Tu nous as fais très peur, rajouta Anaïs.
-Je ne sais pas ce qui est arrivé... Je me sentais tellement en colère...
La porte de la chambre s'ouvrit de nouveau, et Murando entra, avec un grand sourire et Noname.
-Ca va mieux ? demanda l'homme en s'asseyant sur un chaise qu'il approcha du lit.
-Ca peut aller. J'ai un mal de crâne pas possible, mais sinon, ça va.
Noname était resté debout, la tête baissée.
-Eh bien, Noname, assieds-toi.
-Excuse-moi ! dit-il brutalement.
Je souris doucement.
-Ne t'inquiètes pas. De toute manière, il aurait fallut affronter Cobati un jour.
Murando sursauta.
-Comment l'as-tu appellé ?
-Cobati. Il dit qu'il s'appelle comme ça.
-Ce nom ne m'est pas inconnu.
Il soupira.
-C'est... L'assassin de Violet.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 04:51

Chapitre 5: Partie 3

Chapitre 5: Partie 3
Malgré tous mes efforts pour essayer de découvrir l'identité de l'inconnu, je n'aurais jamais pû imaginer pareille chose.
-Tu...Tu es sûr ?
-Parfaitement.
Je m'affaissais sur mon lit.
Puis sursautais.
-Et Valentin ? Où est ce qu'il est ?
La mine de Murando et de mes amies devint mornes.
-Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Dites quelques chose !
Murando inspira un grand coup, et répondit, d'une voix faible :
-On l'a cherché partout. Mais...
La panique montait en moi, déboussollée, je criais :
-Mais quoi ?
Mes amies se regardèrent.
Les larmes me montaient aux yeux.
-Il semblerait que Cobati l'ait emmené.
J'étais perdue. Désespérée.
Je me mis à sangloter, puis fondis en larmes.
Murando ne s'avança pas pour me consoler.
Il se contenta de me regarder tristement.
Je n'en attendais pas plus de lui.
-On...On le retrouvera sûrement.. dit-il maladroitement.
Aurore me prit dans ses bras et Anaïs me serra la main.
Flandrine resta à réfléchir, le regard vide.
-J...J'espère... murmurais-je.
Je sèchais mes larmes, et arrêtais de sangloter.
-A quoi Valentin pouvait-il lui servir ? demanda Flandrine.
Je hochais les épaules.
-Je n'en sais rien... Comment pourrais-je le savoir ?
Murando s'avança en fronçant les sourcils.
-Un otage. Il l'a prit en otage. Contre la Musique du Vent.
Mon c½ur se serra.
-Mais alors... Nous sommes... Pris au piège...
Je me mis à trembler.
Tout à coup, j'eu froid.
-Bon, nous allons dormir. Tu ferais mieux de faire de même.
-Nous sommes dans la chambre juste à côté. Appelle en cas de problèmes.
Je hochais la tête, et ils sortirent.
Seule dans la chambre, je regardais par la fenêtre.
La nuit était tombée.
Je me laissais glisser dans le lit dans un soupir, et fixais le plafond.
Je m'endormis au bout de quelques minutes, laissant les rideaux ouverts.


# Posté le samedi 20 octobre 2007 05:50

Chapitre 5: Partie 4

Chapitre 5: Partie 4
-A...A...A l'ai...A l'aide...
Une main m'empêcha de crier, une autre me cloua au lit.
L'ombre était entrée par la fenêtre, et j'avais été réveillée par le froid.
Puis, ses mains glissèrent sur mon cou, comme pour m'étrangler.
Suffoquante, haletante, j'essayais de m'agripper, d'aspirer l'air, de crier...
Mais rien ne venait.
Me sentant défaillir, je pris toute la force qui me restais et essayais de me dégager, mais il ressera son étreinte.
-A...Arr...Arrêtez... soupirais-je dans la minute qui me semblait la dernière que je vivais.
Les mains commençèrent à se désserrer, mais ne lâchèrent pas mon cou endolori.
J'avais les yeux exhorbités par la terreur, et mon coeur battait à une vitesse folle.
Je donnais un grand coup dans le ventre de l'ombre, et essayais de me dégager.
Il se jeta sur moi, cette fois décidé à en finir.
Je devinais qu'il ne s'agissait que de Cobati.
La panique me submergea.
-Ai...Ai...Aidez...
Il resserra si fort ses mains que j'ouvris la bouche, sentant mon corps mourrir.
-Mo...Moi...
Soudain, avec une rage, la rage du desespoir, je saisis la lampe de chevet et l'abattit un grand coup sur la tête de l'homme, qui tomba en travers de moi.
Haletante, perdue, je me dégageais.
Je me recroquevillais sur moi même, en sanglotant, les pieds gelés.
Je fixais le corps inerte.
"Est ce que je l'ai tué?"
L'avoir tué de mes propres mains me semblait plus horrifiant que d'avoir utilisé la Musique du Vent.
Soudain, je me rendis compte qu'il me fallait prévenir Murando.
Je courrus à la porte.
Elle était vérouillée. Cobati l'avait vérouillée!
Paniquée, je l'étais vraiment beaucoup.
J'étais seule, dans une chambre close, avec un fou qui voulait me tuer - et avoir la Musique du Vent.
Et il n'était pas inconscient pour longtemps.
Son poul commençait à battre plus vite.
Je me collais au bord de la fenêtre, terrorisée.
Alors, Cobati commença à se relever.
Il semblait en colère, vraiment très en colère.
Le vent de dehors était froid.
Cobati se jeta sur moi sans préavis, me saisissant les bras, me poussant en arrière de toutes ses forces.
-Lâchez-moi! Lâchez moi! hurlais-je avant qu'il essaye de me pousser, plus fort encore.
Je basculais, mais avec l'équilibre de la terreur, je retombais sur le sol.
Il colla une main sur ma bouche, calla mon dos dans l'autre, et se pencha sur moi.
Pliant mon dos en arrière, effrayée, muette, je sentais le contacts de ses mains froides sur ma peau.
Il approcha son visage et sussura:
-Adieu...

# Posté le samedi 20 octobre 2007 13:59

Chapitre 6: La Terreur se cache dans la Nuit.

Chapitre 6: La Terreur se cache dans la Nuit.
Chapitre 6
La Terreur se cache dans la Nuit
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 05:27

Chapitre 6: Partie 1

Chapitre 6: Partie 1
Ma main glissa. Je basculais en arrière.
Le vide s'ouvrit sous moi comme une trappe.
J'essayais de m'agripper au rebord de la fenêtre.
Mais Cobati essaya de détacher mes mains, alors que j'essayais de me hisser sur le rebord.
Des larmes coulaient sur mes joues.
Pourquoi voulait-il me tuer? Allait-il toutes nous elliminer de la sorte?
Je poussais un hurlement, le plus fort que je pûs.


Aurore se leva d'un coup. Un cri. Elle avait entendu un cri.
Elle se leva d'un bond, réveilla Murando, Flandrine, et Anaïs.


Je refusais de regarder sous moi, et fixais Cobati.
-Tu vas apprendre a voler, sussura t-il.
Je fronçais les sourcils.
Une rage folle s'empara de moi.
-Si j'apprends à voler, ça sera avec toi, hurlais-je.
Et lui saisissant le bras, le tirant de toutes mes forces, je me laissais pendre dans le vide.
Cobati glissa lentement sur le bord, dans un cri de rage, essayant de se dégager.
Mais je serrais si fort que mes doigts me faisaient mal.
Une voix résonna du couloir.
-Midnight! Midnight! Ouvre cette porte!
C'était Aurore. Puis, une voix plus grave cria:
-Midnight, ouvre cette... porte!
Je poussais un nouveau cri.
Cobati allait tomber.
Avec moi.
Mais peu m'importait.
Le vent me fouettait le visage.
Et soudain, Cobati tomba enfin.
Je repliais mes jambes, et hurlais à pleins poumons:
-SAUVEZ MOIIII!
Alors, le vent sembla me porter.
Je fermais les yeux, refusant de voir mon ennemi s'écraser sur le sol.
Mais, je levais doucement la tête.
Murando était à la fenêtre, les mains plaquées en avant, comme s'il essayait de maintenir le fil qui me tenait à distance du sol.
-Mi...Midnight... murmura t-il entre ses dents, qu'il serrait comme pour renforcer l'énergie qui lui restait.
Une larme.
Il y avait juste une larme sur sa joue, qui brillait de l'éclat de la lune.
-Midnight, je ne tiendrais pas longtemps, utilise ton pouvoir! m'hurla t-il.
Je dressais mon corps comme un arc, tendis ma main vers la Lune, fermais les yeux et puisait dans mon pouvoir.
-Sauvez-moi...
Mon coeur sembla fondre doucement, et je sentis le macadam humide du parking sous ma joue.
Je fermais les yeux, et sentis tous mes sentiments me quitter, comme si on m'aspirait toute ma volonté...


Cobati avait disparut.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:02