J'étais dans une chambre toute blanche.
Je me rendis compte que je me trouvais dans un hôpital.
Me pinçant pour vérifier que je ne rêvais pas, j'entendis des pas dans le couloir et la porte s'ouvrir.
-Oh, la demoiselle est réveillée !
Elle appella quelqu'un dans le couloir, et, encore à demi-consciente, je cru entendre le nom d'Aurore.
C'était bien ça, car mes trois amies entrèrent dans la chambre.
Elles s'assirent à côté de moi, sur le bord du lit.
-Midnight, ça va mieux ?
Je hochais la tête. Ma langue était pâteuse.
J'avais un bandage au front.
En jetant un regard dehors, je me rendis compte qu'il faisait bientôt nuit.
-On va dormir là pour la nuit, dit Aurore en désignant les sièges. Murando à prévenu nos parents, et t'as amené ici. Il ne connaît pas grand chose au monde humain, on dirait, mais il a sû se débrouiller.
Je souris.
-L'infirmière et le médecin ont dis que tu devais rester ici encore cette nuit, tu as pris un sacré choc sur le front. Je ne sais pas comment ce gars t'as infligé ça, mais... enchaîna Flandrine.
-Tu nous as fais très peur, rajouta Anaïs.
-Je ne sais pas ce qui est arrivé... Je me sentais tellement en colère...
La porte de la chambre s'ouvrit de nouveau, et Murando entra, avec un grand sourire et Noname.
-Ca va mieux ? demanda l'homme en s'asseyant sur un chaise qu'il approcha du lit.
-Ca peut aller. J'ai un mal de crâne pas possible, mais sinon, ça va.
Noname était resté debout, la tête baissée.
-Eh bien, Noname, assieds-toi.
-Excuse-moi ! dit-il brutalement.
Je souris doucement.
-Ne t'inquiètes pas. De toute manière, il aurait fallut affronter Cobati un jour.
Murando sursauta.
-Comment l'as-tu appellé ?
-Cobati. Il dit qu'il s'appelle comme ça.
-Ce nom ne m'est pas inconnu.
Il soupira.
-C'est... L'assassin de Violet.
