Chapitre 4: Partie 2

Chapitre 4: Partie 2
Je me dirigeais à grands pas pour entrer dans la rue de Valentin, un ami qui était tombé malade depuis quelques jours - le début des vacances -.
Le soleil s'était levé depuis une heure, et il était aux environs de neuf heures.
Je ralentis le pas, quand mon esprit revint à l'étrange cauchemar que j'avais fait hier.
Après avoir battu l'homme inconnu. Quel était son nom, d'ailleurs?
Et l'homme de mon rêve... Son visage s'éffaçait au fur et à mesure.
Pourtant j'étais sûre de l'avoir connu.
Mes amies aussi, avait rêvés... D'un endroit. D'une nuit. Pourquoi?
J'arrivais devant la maison de Valentin, et inspirais un grand coup pour paraitre normale et oublier pour une heure la Musique du Vent.
Des nuages gris couvraient le ciel.
-On dirait qu'il va pleuvoir, dit la mère de mon ami en ouvrant la porte.
-Bonjour madame. Je crois que vous avez raison..
La perspective de la pluie tombant à grosse gouttes renforça mon inquiètude.
Dans la petite chambre de Valentin, une fenêtre donnait sur la forêt, et je restais un instant à regarder à travers.
-Oh, bonjour, Midnight, dit mon ami en se redressant dans son lit.
-Salut, répondis-je, distraitement.
Puis, je secouai la tête et demandais:
-Tu vas mieux? en m'asseyant sur une chaise.
-Un peu, oui. Ma tête me fait encore mal.
-Tu iras mieux bientôt.
Je ne parvins pas à savoir pourquoi j'avais dit cela avec tant de conviction.
-Enfin, je pense...corrigeais-je.
Il hocha la tête. Je jetais un coup d'oeil à la table de nuit.
Aucun livre. Je souris. Ce n'étais pourtant pas dur de s'imaginer que tout le monde n'étais pas aussi mordu de livres que moi.
-Tu lis quelque chose en ce moment?
-Oh, non. On a quelque chose à lire pour le français, pendant les vacances, mais je ne l'ai pas commencé. Je me contente de feuilleter des magazine ou des BDs.
-Je vois.
Il y eu un silence.
-Oh, il pleut! s'exclama t-il.
Je sursautais et tournais la tête vers la fenêtre.
-Il...Pleut...
Valentin tourna la tête vers moi.
-Tu es sûr que ça va? me demanda t-il en fronçant les sourcils.
Je le regardais dans les yeux.
-Est ce que les filles ont ton numéro de téléphone?
-A part Anaïs, je ne crois pas...

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 05:01

Chapitre 4: Partie 3

Chapitre 4: Partie 3
-Merde.
-Pourquoi?
-Aurore. Tu es sur qu'Aurore ne l'a pas?
-Euh... Je sais pas trop...
-Tu as le sien?
Il me tendit un petit carnet.
Je tournais les pages du répertoire jusqu'à la lettre "G".
Le numéro y était.
-Oui tu l'as. Alors, elle doit l'avoir.
-Oh, ce n'est pas sûr.
Réfléchir. Il falait que je réfléchisses.
A chaque fois qu'il pleuvait, il se passait quelque chose.
-Tu es toute pâle, ça ne va pas?
-Je peux passer un coup de fil?
-Si tu veux. Le téléphone est dans la pièce à côté.
Je pris le combiné, et entrais le numéro d'Aurore. Personne.
A chaque sonnerie dans le vide, mon coeur battait plus fort.
"Bonjour, vous êtes bien chez Mar..."
Je raccrochais, et revint dans la chambre.
-Tu veux bien m'accompagner quelque part?
J'avais peur d'être seule.
-Euh... Si tu veux, mais où ça?
-Dépêche toi de t'habiller, ça presse.
Il me regarda avec étonnement, mais se retira sans rien dire.
Je descendit les escaliers et revint dans le hall d'entrée.
-Vous allez quelque part? me demanda sa mère.
-Oui, je... dois lui montrer quelque chose, et c'est assez urgent, répondis-je.
-Mais il pleut!
A cet instant, mon ami descendit les marches et enfila son manteau.
Sa mère soupira puis retourna dans la cuisine.
Nous sortîmes, et dès que j'eu tourné au coin de la rue, je me mis à courrir.
-Eh! cria t-il en me suivant.
Nous arrivâmes devant la devanture de la boutique.
"Murando, s'il te plait... Faites qu'il soit là..."
J'entrais dans la boutique, suivit de Valentin.
-Murando! criais-je d'une voix tremblante.
-Qui est-ce? murmura Valentin.
J'éludais la question et repris:
-Murando, tu es là?
J'avançais dans la boutique.
-Murando!!
Une voix froide et sombre derrière moi murmura:
-Murando n'est pas là...
Ce n'était pas Valentin. Ni Murando. Ni Noname. Non.
Mais cette voix, je la connaissais. Elle était gravée dans mon esprit.
Je me retournais, imitée par Valentin.
Un frisson me parcourut.
-Encore vous...

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 05:03

Chapitre 4: Partie 4

Chapitre 4: Partie 4
-Mais que voulez-vous, a la fin?! hurlais-je.
Valentin me regarda, perdu.
-Ce que je veux? Tu le sais très bien.
-Alors vous savez très bien que JAMAIS je ne vous la donnerait!
Il rit doucement, d'un rire méchant.
-Tu ne sembles pas te douter de ma force...
Je lui rendit son rire.
-La dernière fois que vous avez dit ça, vous avez perdu.
Quand il essaya de me gifler, Valentin s'interposa.
-Je ne sais franchement pas qui vous êtes, ni se que vous avez contre Midnight, mais vous n'avez pas l'air commode. Alors, maintenant, laissez-nous.
L'homme le regarda avec dédain et se tourna vers moi. Je lui demandais:
-Et d'ailleurs, quel est votre nom?
-Mon nom?
Je le regardais dans les yeux.
-Mon nom... Mon nom est Cobati.
Je fronçais les sourcils.
C'était quoi, ce nom?
Il tendit la main, et poussa violemment Valentin sur le côté.
Alors, ce fut comme s'il était le centre d'un ouragan.
Le vent me progeta en arrière, m'empêcha de respirer.
Aurore... Aurore... Murando...
Je paniquais littéralement, asphixiée par le vent.
-MIDNIGHT! hurla une voix.
Flandrine se jeta sur Cobati, l'empêchant de dévellopper plus ses pouvoirs.
-Tu vas la laisser, espèce de...
Je me redressait avec peine, et Cobati fit voler mon amie à travers la pièce.
-Flandri...
Cobati me poussa par terre et se pencha sur moi.
Mon coeur se mit à battre. Il tendit la main au dessus de mon visage.
Ce fut comme s'il aspirait mon énergie.
Je ne trouvais pas la force de me défendre, mais heureusement, mes deux autres amies entrèrent en courant dans la boutique.
Aurore asséna un coup de poing à Cobati et Anaïs aida Flandrine à se lever.
Valentin était évanouit, et je me relevais doucement.
Cobati se redressa, mais nous étions toutes les quatre. Là. Devant lui.
Comme un barage. Comme une entrave.
-Que croyez vous? Que vous, les Nght Warrior, quatre gamines, vous pouvez me vaincre.
-Parfaitement, répliquais-je d'une voix cinglante.
Alors, nous posâmes toutes notre main droite sur notre coeur.

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 13:55

Chapitre 5: Prise au Piège

Chapitre 5: Prise au Piège
Chapitre 5
Prise au Piège

# Posté le samedi 20 octobre 2007 04:45

Chapitre 5: Partie 1

Chapitre 5: Partie 1
Je sentais le poid des battements de mon c½ur dans mes tempes.
C'était la première fois que nous le faisions sans Murando.
Mon c½ur pesait lourd, et je sentais mon sang affluer dans mes veines.
Une sensation d'inquiètude m'envahit.
Une sensation qui rendait mon c½ur froid, et mes membres tremblants.
Mes poings étaient serrés sur quelque chose.
Et pourtant, ils s'accrochaient au vide.
Au vide qui se trouvait dans mon âme.
Car depuis le premier jour, ce jour, où nous avions rendez-vous, toutes les cinq, la peur n'était jamais partie de mon c½ur.
Jamais.
J'avais essayé de me distraire, de chercher un coin sans ombre dans mon c½ur, mais il semblait recouvert d'un sombre nuage de poussière.
-Jamais plus tu n'auras l'occasion de revenir ici, dis-je d'une voix emplie de colère.
Je saisis la main d'Anaïs et d'Aurore, tandis que cette dernière saisissait celle de Flandrine.
-Jamais...murmurais-je avant de fermer les yeux.
J'inspirais un grand coup.
Cobati semblait figé sur place.
Son regard était vide, et son visage dénué d'expression.
Il semblait perdu.
J'essayais de ne pas me demander pourquoi tout à coup il avait perdu tout son courage.
Je fronçais les sourcils, faisant le vide en moi.
Mon c½ur se mit à brûler.
Puis, tout mon corps sembla enflammé, je sentis comme du sang chaud couler de mon front.
Je lâchais les mains de mes amies pour aller m'éffondrer sur le sol.
Mon front semblait entaillé.
-Midnight ! Midnight, qui a t-il ? Que lui avez-vous fait ?
Cobati ne répondit pas.
Il ne semblait pas être là, ses yeux étaient noirs uni.
-Midnight...
Anaïs et Flandrine, qui étaient restées debout, concentrées, projettèrent leur énergie sur l'homme, mais il disparut.
Envolé. Evaporé. Gommé.
Tout devint noir autour de moi, et je m'évanouis.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 04:49