Il se précipita vers la porte, et lorsque de Murando se précipita pour l'arrêter, il le poussa.
Noname possédait une force incroyable dans les mains, et surtout un grand pouvoir.
Murando fût progeté à travers la pièce, et Noname sortit dans la rue, perdu.
J'accourus à côté de Murando, avec Aurore, Anaïs et Flandrine.
Je mis mes mains sur ma bouche pour empêcher un cri.
Il saignait de la jambe et du bras.
-Mu...Muran...
Il serrait les dents en se tenant le bras.
Anaïs fronça les sourcils et se tourna vers moi.
-Midnight, rattrappes Noname, vite. On s'occupe de Murando.
J'hésitais un instant, puis me précipitais au dehors.
Il pleuvait. Il pleuvait vraiment beaucoup. Le paysage était brouillé.
Je courrais à en perdre haleine, même si mon dos me faisait mal.
Soudain, je vis Noname réapparaitre devant moi, au bout de la rue.
Il allait vers le manoir de l'homme à la capuche.
-No...Noname... murmurais-je, haletante.
Il continuait à courrir.
Bientôt, il disparut de nouveau, au coin de la cour qui entourait le manoir.
J'hésitais un instant à entrer.
Puis finalement, je me remis à courrir...
...Pour tomber nez à nez avec l'homme qui avait essayé de me tuer.
Une colère incomparable monta en moi.
-Vous...
Il tenait Noname sous son bras, un couteau à la main.
-Oh, Midnight.
Mon coeur se serra... Comment le disait-il?
-La..Lachez le.
-Tu te souviens? Tu ne voulais pas perdre, tu ne voulais pas lâcher...
-De quoi parlez vous?
Je fronçais les sourcils.
-Tu sais bien... D'un de ces jours... Où tu avais mal au coeur...En y repensant, dit il d'une voix candide.
Il me toucha la joue de sa main libre.
Je la saisi et l'enlevais d'un mouvement sec.
-Tout ça, c'est fini.
-Je ne crois pas, moi.
Je me mis à vociferer:
-Vous croyez me connaître... Vous croyez tout savoir, mais tout ça, c'est fini. Maintenant, lâchez Noname.
Son visage devint sombre.
Il l'approcha.
Je lui soutint le regard.
-Tous ceux à qui tu tiens... Ils sont en ma possession... Tous.
Je lui donnais un grand coup dans le ventre avec mon coude, il recula.
Noname se cacha derrière moi.
-Je peux vous assurer que vous ne me faites pas peur. On en a fini avec quelqu'un de bien plus coriace que vous.
-Tu ne connais pas ma puissance.
-Si vous en aviez vraiment, vous n'auriez pas besoin de la Musique du Vent.
Il me sourit. Tout autour de nous sembla s'enflammer.