Chapitre 1: Partie 3

Chapitre 1: Partie 3
Quelques minutes plus tard, Anaïs, Aurore et Flandrine arrivèrent en courant.
J'étais en train d'expliquer à Murando l'entrée de l'homme à la capuche, et Anaïs demanda, alarmée par nos têtes d'enterrements :
-Qu'est ce qu'il s'est passé, encore ?
Murando hocha la tête, compatissant.
-Je pense que je vous dois des explications, pour ce rassemblement quelque peu... brusque. Et peu avant votre arrivée, quelque chose d'un peu alarmant est arrivé, Midnight pourra en témoigner.
Les filles s'assirent en silence sur le parquet, les yeux écarquillés.
Murando commença à raconter.
-Cette histoire est à nouveau en rapport avec la Musique du Vent... Il semblerait que quelqu'un veuille ce disque, car il est possible qu'en l'utilisant pour le mal... Cette musique puisse détruire des villes entières. Des races d'animaux disparaîtrait... Jusqu'à celle des humains.
Il s'arrêta un instant, comme pour réfléchir aux mots à employer.
-Je n'essayerais pas de minimiser la chose... Comme je n'essayerais pas de la dramatiser. Et en vous disant que la situation est grave, je pèse mes mots, oh oui... La situation à empiré depuis que Midnight m'a revu. Je vais d'ailleurs la laisser expliquer ce qui c'est passé.
Je prenais mon inspiration, et me lançais.
-Eh bien... Je suis arrivée à quatorze heure moins cinq. Je m'étais installée derrière le comptoir. Alors, un homme est entré. Il m'a impressionné : un long manteau détrempé et usé, de couleur sombre, et son visage... Il était entièrement caché par une capuche, on voyait uniquement ses lèvres, entourées d'une moustache et d'une barbe naissante, de couleur chatain foncé, et il boitait. Il m'a demandé un disque, je lui ai répondu un peu sèchement, je doit l'avouer, et il m'a parlé avec une telle froideur que j'ai été incapable de lui répondre une nouvelle fois... Après, Murando est arrivé, et lui a demandé de partir... Il cherchait le disque de la Musique du Vent, et il devait savoir qui j'étais.
Un silence de mort s'installa.
-Eh ben dis donc... Je crois qu'on va encore avoir des histoires, nous... murmura Flandrine.
Je hochais la tête, avec un soupir. Mais Murando ne nous laissa pas le temps de trop réfléchir.
-Bon, il faut rapidement passer à l'action. On va essayer de passer par le portail des époques, vous vous rappellez, la porte que vous aviez utilisé dans la forêt pour retrouver la fiole. On pourra essayer de trouver l'objectif réel de cet homme...
Aurore se leva.
-Ca ne marcherais pas. Qui te dit qu'il l'a un jour dit à voix haute ? On ne sait absolument rien. La meilleure chose serait de connaître son lieu d'habitation et d'aller y espionner.
Murando lui jeta un regard étonné.
-Je suis d'accord, ajoutais-je.
Il soupira et se résigna.
-Très bien. J'ai au moins cette information, pour l'avoir filé une fois... Alors, allons-y, nous avons assez perdu de temps ainsi.
Et nous nous levâmes, et nous sortîmes, ne sachant encore une fois ce que nous réservait le destin.
Espionner... C'était la première fois que je le faisais sérieusement, et pour sauver des espèces d'animaux, et l'espèce humaine...
On voyait souvent ça, dans les films et les séries télévisées, mais je n'avais jamais fait ça dans une telle situation... Et mes amies non plus, je l'imaginais.
Mais ce recourt était prévisible : plus rien ne nous étonnais, désormais.
La preuve en était que c'était Aurore qui l'avait proposé, et non Murando.
Cette situation était aussi dangereuse que palpitante.

# Posté le samedi 25 août 2007 15:24

Chapitre 1: Partie 4

Chapitre 1: Partie 4
Murando nous conduisit devant une maison décharnée, vieille comme le monde et surtout, une très grande maison.
Son aspect gris la voulait froide et peu accueillante, mais il nous poussait aussi à imaginer l'interieur, qui se voulait peut être chaleureux et confortable.
On imaginait alors qu'entre ses murs hostiles, se trouvait un beau salon, éclairé et dûment chauffé par une grande cheminée, qui vivait avec des grandes gerbes de feu, des flammes qui pourraient réchauffer toute cette maison... On imaginait une des belles dames, que l'on voit parfois dans les films représentant l'époque, avec une longue robe de velour noir et bordeau, assise dans le canapé sompteux...
Mais il n'en était rien.
Notre imagination pouvait bien jouer avec nous, cela ne changeais rien : le ciel était couvert de nuages gris, si bien que l'on ne distinguait pas le soleil, qui semblait avoir été happé par les nuages.
Et le petit château restait toujours aussi sombre et aussi grisatre.
Si bien que quand nous nous approchâmes en nous baissant – ce qui ne fut pas si facile pour Anaïs –, et que nous regardâmes par la fenêtre, tout rêve de confort fût brisé.
Il y avait bien une cheminée, mais elle était éteinte, et d'ailleurs, a part la faible lumière du jour au dehors, aucune lampe ni aucune ampoule n'éclairait la pièce.
Un canapé de cuir noir se postait devant celle-ci, et derrière ce canapé, on pouvait distinguer une grande table de bois vernis, décorée de fils d'or et d'argent, sur le rebords.
Malgré ces deux meubles de grandes qualité, et bien que les autres le soit surement aussi, ces derniers étaient recouvert de draps blancs.
Cette personne ne devait pas être là depuis longtemps.
Murando murmura :
-Je pense que celui que tu as rencontré tout à l'heure n'est qu'un de ses sbires.
J'avais la gorge nouée. Cette ambiance me rappellait une chose... Plusieurs personnes en réalité.
Je jetais un coup d'½il à Aurore. Elle n'avait pas remarqué, apparemment, et j'étais certainement la seule à avoir fait le rapprochement. Mon imagination travaillait trop.
-Tu as vu, Murando...commençais-je à voix très basse, dans un soupir.
-Vu quoi ? me répondit-il, sur le même ton.
Je restais un instant silencieuse. Bien sur que je l'avais vu... Mais dans l'ombre, comment en être sure ?
-Eh bien... Regarde les murs... On dirait qu'ils ont été repeints...
Murando regarda intenssément la facade.
-Tu as raison... A la peinture rouge.
J'avalais péniblement ma salive.
-Et si c'était du sang ?... murmura Aurore.
Je secouais la tête.
-C'est fait pour qu'on le croit, mais ce n'en est pas, répondis-je.
-Comment peux-tu en être si sûre ? demanda Anaïs.
Je baissais la tête. Trop. Ca faisait trop de coïncidences.
-Mais bon sang ! Les murs peints en rouge, un inconnu – qui ne l'est, j'en suis sure, plus un – qui boite, ça ne vous rappelle rien ? A toi, Aurore ? Dis moi que tu sais de quoi je parles !
La peur qui grandissait en moi m'avait fait hausser le ton.
Et Aurore qui n'avait toujours pas l'air de comprendre...
-Ne parle pas si fort, chuchota Murando, j'ai l'impression que quelqu'un arrive.
Nous nous couchâmes dans l'herbe.
Aurore me chuchota à l'oreille :
-Je suis désolée... De quoi me parles-tu ?...
-Mais je te parle de...
-Tiens, on dirait qu'il y a des connaisseurs !
J'enfouis ma tête dans l'herbe. Non, pas ça.
Pourquoi fallait-il que ça m'arrive ?
Je ne voulais pas me retourner pour voir qui avait parlé.
Et pourtant, de colère, je me levais d'un bond.
En fermant les yeux, pour ne pas que la peur me cloue le bouche.
-Je ne veux pas savoir ce que vous faites là, mais dégagez ! Dégagez, dégagez, dégagez !
J'avais hurlé tellement fort que mes oreilles bourdonnaient.
Et j'ouvris doucement les yeux.
Murando me regardait avec des yeux ronds, et Aurore fixait l'homme.
Je me pinçais les lèvres avec mes dents.
C'était bien l'homme que j'avais rencontré à la boutique.
Il sourit légèrement. Mon Dieu... Son sourire me rappella tellement de choses.
J'avais envie d'être seule avec lui... Pourquoi fallait-il que les autres soit là ?
Qu'allait-il leur faire, maintenant ?
-T...Tu ne peux pas les tuer... Par...Parce qu'il n'y a qu'ensemble qu'on a du pouvoir...
Je me rendis compte que c'était totalement stupide de lui dire ça.
Son sourire s'agrandit.
-Tu as enfin deviné qui j'étais...dit-il de sa voix râpeuse que j'aurais dû reconnaître depuis longtemps.
-Est ce qu'il y a... commençais-je, bouillante de colère.
-Les autres ? Tu verras bien, me coupa t-il, tandis que son horrible sourire s'agrandissait.
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Avez-vous devinez qui était cet homme que Midnight a reconnu ?

# Posté le samedi 25 août 2007 15:26

Chapitre 2: L'homme aux souvenirs ou la peur de Flandrine

Chapitre 2: L'homme aux souvenirs ou la peur de Flandrine
Chapitre 2:
L'homme aux souvenirs ou la peur de Flandrine

# Posté le samedi 25 août 2007 15:28

Chapitre 2: Partie 1

Chapitre 2: Partie 1
Quel fou, pensais-je. Nous sommes aux mains d'un fou furieux.
—De toute façon, maintenant, vous ne pouvez plus vous échapper. Sauf si vous voulez absolument perdre la vie...
J'avalais avec peine ma salive.
—Maintenant, suivez-moi.
Sa voix était devenue sèche, et il claqua des doigts. Nous entrâmes comme des somnanbules dans la maison, et alors que la porte ce referma, ce fût la déshillusion. Les murs n'étaient pas rouges sang, l'homme ne boitait pas, et j'hurlais le plus fort possible :
—Vous êtes un imposteur ! Vous, vous...
Je réussi juste à murmurer :
—Comment me connaissez vous autant...
Il se retourna doucement, un sourire hideux lui tordant son visage.
—C'est trop tard...
A la place de ses yeux, se trouvait deux trous noirs, et il disparut comme la cendre qu'on éparpille. Des lumières noires jaillirent de tous les coins, fonçant sur moi. Un murmure mélodique et bas, « mort...mort...mort... ». J'hurlais. Soudain, un autre hurlement retentit.
—NON !
C'était Flandrine. Elle s'était jetée devant moi. Alors, ma réaction fût immédiate.
—Murando ! Mon mp3 !
Il me le lança, et preste comme une souris, je l'allumais. « Plus vite...Plus vite... » Je cliquais sur la première musique convenable... The Kill, 30 Seconds to Mars. Les murmures des ombres devenaient plus menaçants et couvraient la musique, fonçant sur Flandrine. Et bientôt, il fût trop tard. Les ombres disparurent en mon amie, et, elle tomba, innanimée. J'ouvris la bouche pour hurler, mais à la place, des larmes coulèrent le long de mes joues, roulant le long de mes narines. Je serrais les dents et mes poings aussi fort que je pûs.
—Je vais lui péter la gueule à ce connard ! Je vais la sauver ! Ce salaud me le paiera ! hurlais-je.
Je me laissais tomber à côté de Flandrine. Aurore et Anaïs étaient pétrifiées. Murando pinçais les lèvres, comme pour retenir cette eau, que l'on a dans les yeux. Deux, c'était trop, beaucoup trop.
—Je vais la sauver...murmurais-je, la voix tremblante.
Je me laissais tomber à côté de Flandrine. Je ne m'étais pas rendue compte que Murando et les filles s'était approchés.
—Il y a sûrement moyen, dit Murando. Sûrement. C'est presque sûr.
Je tournais vers lui des yeux embués de larmes.
—Tu crois ?
Aurore hocha la tête.
—Oui. Souviens toi, nous pouvons remonter le temps.
J'agrandis les yeux et me levais.
—Allons-y. Maintenant.

# Posté le samedi 25 août 2007 15:31

Chapitre 2: Partie 2

Chapitre 2: Partie 2
Nous arrivâmes dans la clairière. La porte blanche surplombait les arbres.
—Allez-y.
J'avançais un bras, puis passais entièrement dans la porte. Je me rappellais parfaitement la dernière fois.
Ce fût exactement pareil. Des images floues défilaient autour de moi, alors que je tombais, je tombais... Et puis, je ne tombais pas sur la terre battue, mais sur le plancher. Murando avait été plus précis cette fois. Aurore et Anaïs tombèrent derrière moi. Nous nous relevâmes, et entrâmes dans nos corps. Je serrais contre moi mon mp3. Je pressais le bouton pour mettre en marche la musique. Flandrine sauta devant moi. Tout se passait si lentement... Je lui pris le bras. Alors tout repris sa vitesse normale.
—Où est la porte ? hurlais-je.
La cheminée. Bien sûr. Nous y sautâmes, alors que j'entraînais Flandrine par le bras. Nous tombâmes douloureusement dans la même neige, au même endroit. Je me relevais avec peine. Flandrine se redressa, et les autres aussi.
—Cette fois, il n'y a pas de cadavres au moins, tenta de plaisanter Anaïs.
Murando nous lança, de loin :
—Amenez la.
Flandrine ne disait rien, regardant son moi mort. Cette pensée me fit froid dans le dos.
—Flandrine, allonge toi sur ton corps, tu entreras dedans, expliqua doucement Murando.
Je le regardais, puis intervint :
—Attends ! Si c'est elle qui entre, elle sera morte aussi, non ?
—La vie est plus forte que la mort, Midnight. Si elle veut vaincre, elle vaincra.
Je lui lançais un regard suppliant, et dit à mon amie :
—Flandrine, accroche toi juste un peu.
—...J'essayerais.
Je lui souris.
—Tes amies sont là pour toi, n'oublies jamais.
Et elle le fis. Elle s'accroupis, et s'allongea sur le corps inerte. Un éclair jaillit, nous propulsant en arrière. Quand je rouvris les yeux, Flandrine était là, assise, à côté de Murando, et regardais de tout les côtés, hébétée.
—On a gagné ! cria Aurore.
Je souris. Alors, dans l'air s'éleva une musique, la plus belle de toute les musiques. Une larme me roula le long de la joue. Une larme de bonheur. Et Promised Land, de Nami Tamaki se prolongea dans l'air de la soirée, alors que le ciel se teintait de orange, comme si le soleil déteignait sur l'immensité bleue.

# Posté le samedi 25 août 2007 15:34